dimanche 21 février 2010

Le carnaval de Santa Cruz De Tenerife. Lorena

Le Carnaval de Ténérife, et en particulier celui de Santa Cruz, a pour réputation d’être le 3ème au niveau mondial, juste derrière ceux de Rio ou de Venise auxquels il n’a rien à envier en terme de qualité des défilés, costumes et représentations musicales.

L'HISTOIRE.
La tradition du carnaval a été importée dans les îles par les conquistadors espagnols au XVème siècle, d’abord réservé à l’élite, il est devenu rapidement très populaire malgré les réticences des autorités religieuses... même les chaos de l’histoire politique espagnole n’y feront rien, interdit durant la période franquiste mais fêté clandestinement sous le nom de « fête d’hiver », le carnaval renaît de ses cendres dans les années 1970 et les festivités sont encore plus folles !
Le 18 janvier 1980, le carnaval de Santa Cruz de Tenerife devient incontournable et obtient le titre officiel de Fête d’Intérêt Touristique International décerné par le secrétaire d’Etat au tourisme.
Aujourd’hui l’île vit au rythme du carnaval tout au long de l’année.Durant les mois précédent les défilés, les participants préparent la parade, les orchestres répètent, les danseurs travaillent leurs chorégraphies et les petites mains cousent paillettes et perles sur les costumes.
Le carnaval est célébré tout autour de l’île et chaque ville organise ses propres festivités autour d’un thème qui change chaque année.
 
LES REINES DU CARNAVAL.
Le carnaval ouvre avec l’élection de : la reine du carnaval parée de superbes
 costumes pouvant peser jusqu’à 100 kg … ensuite, de nombreuses élections
suivent et jalonnent les festivités : la reine infantile, le meilleur déguisement, la
troupe la plus originale etc…La reine patronnesse élue, le carnaval peut commencer
avec la « cabalgata », un grand serpent multicolore parcourt les rues de la ville en
musique et chanson.



LE VILLES.
Les rues se remplissent alors au gré des représentations et défilés au sein desquels
on assiste aux représentations musicales des « murgas » (groupe de chansonniers qui avec des paroles satiriques décrivent la vie politiques de Ténérife) ou « rondallas »(petits orchestres philharmoniques) rythmant le pas des « comparsas », les danseurs
et musiciens parés de leurs plus beaux atours.Des bals et représentations musicales ou de danse sont offertes aux nombreux badauds présents.


L'ENTERREMENT DE LA SARDINE.
Les festivités durent environ un mois tout autour de l’île et prennent fin avec brio avec l’enterrement de la sardine. Durant cette cérémonie, une énorme sardine composée de papier, carton et chiffon est promenée dans la ville, escortée par des veuves ou femmes enceintes éplorées qui hurlent leur chagrin entourées de membres du clergé … en fait une bande de joyeux drilles travestis, tout de noir vêtus, bas résille et guêpière sont de rigueur pour ces veuves joyeuses ! Cette ultime fête dure des heures, durant lesquelles la pauvre sardine est soumise à rude épreuve, avant d’être brûlée sur la place publique au milieu d’un grand feu d’artifice.Cette tradition qui a passé les siècles, met un terme à cette période de festivité et marque le début de la période de carême et du recueillement spirituel bien mérité après un tel déferlement de fantaisie, voire folie.



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